Le projet

 

Le productivisme, la surconsommation de nos sociétés épuisent de façon accélérée les ressources de notre planète, nous lui demandons plus que ce qu’elle ne peut nous offrir. D’inexorables menaces pèsent sur l’avenir de l’humanité et de son environnement. Il est grand temps de prendre conscience de nos responsabilités.

 

Certains en appellent au développement durable, d’autres à la décroissance soutenable. Cependant, les objectifs de protection de l’environnement sont communs. Comme beaucoup, nous pensons qu’un bouleversement de nos modes de vie et  notamment de nos habitudes de consommation  est  indispensable, et ce par un retour vers une vie plus harmonieuse avec la nature.

 

Les objectifs

Découvrir le continent Sud-Américain qui nous attire depuis longtemps, ses paysages, sa population, ses langues, ses cultures, ses grandes villes, ses déserts, ses forêts, sa faune, sa flore…

Rencontrer des peuples qui vivent heureux, en harmonie avec leur environnement. 

Observer, comprendre leurs techniques de construction et d’agriculture, respectueuses des milieux et des cycles naturels. 

Témoigner de ces techniques au travers d’un site Internet, de reportages, de diaporamas. 

Sensibiliser les plus jeunes, ceux qui construiront le monde de demain, aux problèmes de pollutions liés à notre mode de vie, leur faire prendre conscience des enjeux écologiques des années à venir, leur montrer qu’un autre monde est possible. Mais également leur offrir l’opportunité de voyager avec nous, via Internet, sur le continent Sud-Américain, et tenter de leur ouvrir l’esprit au monde. 

Voyager à vélo. C’est un défi personnel, mais c’est avant tout un fabuleux moyen de découvrir et apprécier des paysages à leur juste valeur. De plus, il facilite grandement le contact avec les habitants.

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Notre fil conducteur

Vivre en harmonie avec son milieu naturel est possible. Une multitude de peuples à travers le monde nous le prouvent.
Ce sont ces peuples, qui ont tant à nous apprendre, que nous désirons rencontrer.

La Terre fournit quantité de ressources inépuisables qui peuvent être exploitées pour subvenir aux besoins essentiels des populations: s’abriter, se nourrir et se soigner.

S’abriter :
Les habitations peuvent être conçues en harmonie avec l’environnement local, en tenant compte du climat, des matières premières présentes dans la région (bois, argile, pierre, …) et du mode de vie (nomade ou sédentaire).

Se nourrir :
Une agriculture qui respecte les sols, les ressources en eau,  en éléments minéraux, les rythmes biologiques des plantes et des animaux, est bien souvent indispensable à  la survie des peuples vivant dans des contrées hostiles.

Se soigner :
Beaucoup de populations pratiquent encore de nos jours la médecine traditionnelle, à base de plantes, de minéraux, d’animaux. Nous n’avons certes pas la prétention de vouloir étudier ces médecines souvent secrètes, bien que nous souhaitons mettre en évidence leur existence. Mais se soigner, c’est aussi et avant tout protéger et prendre soin de son corps. Protéger son corps des intempéries en se couvrant de vêtements (en peau, en tissus végétaux), en prendre soin en utilisant des savons naturels pour la peau, des racines pour les dents,…

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Les actions concrètes

Travail sur le terrain

Rencontrer des peuples, des villages, des familles du monde, qui ont su tirer profit de ce que la terre leur fournit pour survivre, qui ont adapté leur façon de vivre à leur environnement, et non l’inverse ; apprendre de ces populations, récolter des informations, témoigner, tels sont les objectifs que nous nous sommes fixés pour ce projet qui nous tient tant à cœur.
Nous articulerons notre projet autour des deux grands thèmes que sont l’habitat et l’agriculture en harmonie avec le milieu environnant.
Dans la plupart des cas, il suffira d’observer, de rencontrer les habitants, échanger sur leurs méthodes, leurs techniques.
Certaines associations œuvrent activement sur le thème de l’exploitation raisonnée des ressources naturelles. Plutôt que d’investir dans des technologies modernes mais gourmandes en ressources (naturelles et financières), elles favorisent plutôt le développement de techniques simples, efficaces, mettant à profit les atouts locaux.
Ainsi il est possible de fabriquer des fours solaires suffisamment puissants en utilisant toute l’énergie que fournit le soleil sur les hauts plateaux des Andes.
Les initiatives sont nombreuses et nous présenterons plus loin celles que nous désirons ardemment rencontrer au cours de notre périple.

Travail avec les écoles

Plus que tout, pour espérer intégrer ces pratiques écologiques dans notre société, il faut éduquer et impliquer les plus jeunes qui auront des choix difficiles à faire dans les décennies à venir. Les enfants sont plein d’espoir, créatifs. Peut-être qu’un jour l’un d’eux deviendra architecte et repensera à deux cyclotouristes qui lui avaient parlé de la façon dont le peuple quechua construit ses maisons pour se protéger des rigueurs de l’hiver. Et là, tout simplement, il reproduira les mêmes techniques.
Qu’en pensez-vous, ne voulez-vous pas tenter l’expérience ?
Nous, si ! Et c’est pour cette raison que nous désirons entrer en contact avec des écoles pour partager nos découvertes.
Après une première présentation du projet à la classe avant de partir, nous poursuivrons les échanges tout au long du voyage à travers des photos, des "fiches découvertes", des questions-réponses via internet. Tout cela pourra être articulé avec les thèmes scolaires programmés par l’enseignant.

Fiches découverte

Nous témoignerons de chacune de nos découvertes, rencontres ou réflexions à travers des fiches explicatives.
Ces fiches regrouperont  des informations techniques, illustrations, interviews, photos décrivant des lieux de vie ou des initiatives locales. Elles constitueront la colonne vertébrale de notre projet, source de réflexion et de témoignage.
Auprès des enseignants, elles pourront servir de supports qu’ils adapteront en fonction de leur démarche pédagogique.
Elles seront consultables sur notre site Internet et documentées au fur et à mesure de notre périple.

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Où, quand, comment ?

Il est évidemment impossible de mener sérieusement à bien un tel projet sur l’ensemble du globe en quinze mois. C’est pourquoi nous avons décidé de partir en Amérique du Sud, continent qui nous attire particulièrement de part ses diversités naturelles, climatiques et culturelles.

Notre départ est prévu pour octobre 2006. Nous pourrons ainsi rencontrer les élèves en septembre et communiquer avec eux durant toute l’année scolaire.

Sans hésitation, nous choisissons de voyager à vélo car ce moyen de locomotion présente quelques contraintes pour beaucoup d’avantages.
Bien sûr il faut être en bonne condition physique et ne pas avoir peur de pédaler des heures durant, parfois face au vent, parfois sous la pluie. Il faut bien connaître son matériel et être capable de le réparer.
Toutefois, le vélo est un fabuleux moyen de prendre le temps. Le temps de découvrir chaque paysage, de s’imprégner d’une atmosphère, de rencontrer les habitants. Remplir sa gourde ou demander son chemin sont autant d’occasions d’échanger quelques mots, voire de tisser des liens plus profonds.
En plus d’être écologique, c’est un mode de transport qui apporte une grande autonomie, et donc une totale liberté quant au choix de l’itinéraire.
Et si certains lieux s’avèrent trop dangereux, ou ne présentent pas d’intérêt particulier, il est toujours possible d’emprunter les transports locaux.

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Pour soutenir le projet: